Article Centre Presse – « Ambitieux et pragmatique » pour la transition énergétique

Grand Poitiers veut s’inscrire dans l’accord sur le climat de Paris. Objectifs: une production d’énergie à 30% d’origine renouvelable en 2030; 50% de consommation en moins en 2050.
L'installation d'ombrières photovoltaïques au parc des expositions vise à augmenter la production d'énergie d'origine renouvelable.

L’installation d’ombrières photovoltaïques au parc des expositions vise à augmenter la production d’énergie d’origine renouvelable.
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En l’espace de quelques jours, Grand Poitiers a mis en lumière deux projets qui illustrent les deux volets de la politique que la collectivité souhaite mener en matière de transition énergétique, politique qui sera inscrite dans le « schéma directeur des énergies » qui vient d’être initié et qui sera finalisé fin 2018.

« Donald Trump peut dire ce qu’il veut »

Le premier volet concerne la production: l’objectif est de faire croître la part d’énergie d’origine renouvelable, actuellement de 10%, jusqu’à 30% en 2030. L’installation d’ombrières photovoltaïques sur deux parkings de Poitiers, au parc des expositions et à la salle de sports de Saint-Éloi (lire ci-dessous), va y contribuer. Le second volet touche à la consommation: à l’horizon 2050, Grand Poitiers souhaite une baisse de 40 à 50% de la consommation de l’ensemble des acteurs et habitants du territoire. La collectivité veut donner l’exemple avec la rénovation de l’éclairage public du quartier des Couronneries, à Poitiers (lire aussi ci-dessous).

« Grand Poitiers veut être un territoire exemplaire pour apporter sa pierre à l’accord de Paris, a affirmé Alain Claeys, président de la communauté d’agglomération, vendredi. Nous sommes convaincus que les objectifs de cet accord seront atteints si chaque entreprise et si chacun est capable de se fixer des objectifs pragmatiques mais ambitieux. Nous ne partons pas de rien: Grand Poitiers et ses partenaires mènent déjà de nombreuses actions, et la collectivité a obtenu un label national et un label européen. La politique de transition énergétique ne peut se faire que collectivement. Et Donald Trump peut dire ce qu’il veut, même aux États-Unis, si les territoires et les entreprises se mobilisent, nous pouvons inventer une nouvelle économie et une nouvelle croissance. »

Parmi les leviers sur lesquels agit déjà la collectivité, au niveau de la consommation d’énergie, Alain Claeys cite le chauffage urbain qui utilise l’énergie produite par l’incinération des déchets à l’usine de Saint-Éloi, et dont le réseau qui couvre actuellement Saint-Éloi et les Couronneries, va être étendu à l’Université et au CHU, jusqu’à la Gibauderie. Il évoque aussi le choix des bus au gaz pour Vitalis, ainsi que les opérations de rénovation menées par les bailleurs sociaux. Pour les particuliers, il rappelle l’action du Point info énergie, rue de Puygarreau, qui délivre conseils techniques et financiers pour faire rénover son logement et réduire sa facture énergétique. Une facture énergétique qui figure aussi dans les préoccupations du schéma directeur des énergies: « A travers les économies d’énergie, nous luttons aussi contre la précarité des foyers les plus démunis. »

>> LIRE AUSSI : L’éclairage remplacé dans trois quartiers

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De l’énergie sur le parking

Des ombrières photovoltaïques (3.200 m2) ont été inaugurées vendredi, sur le parking du parc des expositions, au-dessus de 228 places de stationnement. L’objectif est de produire 560.000 kWh par an, ce qui équivaut à la consommation de 200 foyers. Ce projet s’inscrit dans la volonté de Grand Poitiers d’augmenter la production d’énergie d’origine renouvelable (lire ci-dessus). Sur ce terrain mis à disposition par Grand Poitiers, la société PCER (Poitou Charentes Énergies Renouvelables) a investi 1,3 M  dans la construction de cet équipement et l’exploitera à l’avenir. L’électricité produite sera revendue à Enedis et servira dans des équipements proches (bâtiments, éclairage…).

D’autres ombrières vont être installées sur 1.600 m2 sur 114 places du parking de la salle de sports à Saint-Éloi : elles produiront 280.000 kWh.

Élisabeth Royez

5000 m² de parking couvert pour produire de l’électricité à Poitiers – article Centre Presse

Dans un mois, des ombrières photovoltaïques produiront de l’électricité, au-dessus de 400 places de stationnement au parc des expositions et au gymnase Jean-Pierre Garnier de Saint-Eloi.
Les électriciens de Technique Solaire effectuant les branchements des 1.822 panneaux photovoltaïques aux Arènes.Les électriciens de Technique Solaire effectuant les branchements des 1.822 panneaux photovoltaïques aux Arènes.

Depuis lundi, de 7h à 20h, du lundi au samedi, une équipe de dix personnes assure la mise en place des supports métalliques des ombrières photovoltaïques sur le parking arrière du gymnase de Saint-Eloi. Auparavant, ils avaient fait de même sur le parking du parc des expositions. La mise en place des panneaux photovoltaïques doit débuter aujourd’hui à Saint-Eloi. En parallèle, des électriciens de Technique Solaire (société basée à Migné-Auxances) branchent cette semaine les panneaux solaires installés sur le parking du parc des expositions vers le parc de la Roseraie.

Pour ces travaux, le promoteur, Poitou-Charentes Énergies Renouvelables (PCER), a signé un bail de trente ans avec les propriétaires des sites, la Ville de Poitiers pour le parking des Arènes et Grand Poitiers pour celui du gymnase de Saint-Eloi. La durée de vie des installations est de 20 ans minimum mais elles pourront rester en service plus longtemps. À noter que le bail est gracieux. EDF achetant l’électricité produite à environ 13 centimes le kW/h, le promoteur ne pouvait supporter un loyer sans déséquilibrer son budget. L’investissement se monte en effet à 1.250.000€ hors taxes, réparti sur 20% par les fonds propres de PCER et le reste par un emprunt.

Le calendrier du chantier a pris un peu de retard mais il a été calé durant la période estivale durant laquelle le site est moins actif. Les nouvelles structures n’auront pas d’impact sur le nombre de places de stationnement disponibles et le marquage au sol sera refait, en particulier au parc des expos.

Mise en service dans un mois

C’est en 2016 que la commission de régulation de l’énergie (CRE) a donné le feu vert national à ces projets. Le plan d’action en faveur des énergies renouvelables de la France prévoit de porter à au moins 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie à l’horizon 2020, grâce à une augmentation de 20 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) de la production annuelle d’énergies renouvelables. Afin de répondre à ces objectifs, un système de soutien au développement de l’électricité photovoltaïque a été mis en place au premier semestre de l’année 2011.

Pour des raisons administratives, il a fallu présenter deux projets et donc deux permis de construire pour le parking du parc des expos. Un seul permis a suffi pour Saint-Eloi. Souhaité par le promoteur sur l’ensemble de l’espace de stationnement, le projet a été restreint, Grand Poitiers ne voulant pas que les ombrières fassent de l’ombre visuellement aux deux extensions du parc des expositions. Au total, indique Aurélien Béguier, ingénieur projet chez Poitou-Charentes Énergies Renouvelables, ces trois projets sont installés sur plus de 5.000 m couverts, soit environ 400 places de parking. Chacun des trois projets disposera d’une puissance de 250 kW (soit 750 kW au total) pour une production annuelle de près de 840.000 kWh par an. Ce qui représente l’équivalent d’une consommation de 300 foyers. « L’électricité produite en continu sera transformée en courant alternatif par un onduleur placé sur chaque ligne de panneaux et ensuite envoyé sur le réseau national. Enedis doit mettre en place la connexion en septembre. On espère une entrée en service fin septembre », indique M. Béguier.

Les cellules photovoltaïques utilisées, du modèle standard faisant 1, 60 m sur 1 m, à base de polysilicium, sont fabriquées en Norvège, Royaume-Uni et Allemagne par le constructeur taïwanais AUO (862 seront en place au parc des expos et autant à Saint-Eloi) alors que les panneaux Voltec Solar (960 seront en service au parc des expos) sont assemblés en Alsace.

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Poitou-Charentes Energies Renouvelables a été créé en 2008 alors que Ségolène Royal était présidente de la Région Poitou-Charentes. Avec un capital de 1 M€, elle réunissait la collectivité, des entreprises, la caisse des dépôts et consignations (CDC). La Nouvelle-Aquitaine a pris la suite et un pool bancaire a depuis fait son entrée dans cette SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) gérée selon le régime de la SA (société anonyme).

Fin 2014, PCER a édifié une ombrière sur un parking du campus universitaire de Poitiers , vers le site des ecoindustries. Un projet, en cours de bouclage financier, concerne le parking du stade municipal de Migné-Auxances.

>>Lire également « Grand Poitiers producteur énergétique »

Stéphane Delannoy

Des ombrières sur un parking du parc des expositions – article NR86

Lire l’article sur le site de la Nouvelle-République 86

Des ombrières sur un parking du parc des expositions

18/08/2017 05:38
Florence Jardin, vice-présidente de Grand Poitiers, Guillaume Girard, Marc Ballandras, directeur général de Poitou-Charentes Energies Renouvelables, et Sébastien Bardet (Grand Poitiers). - Florence Jardin, vice-présidente de Grand Poitiers, Guillaume Girard, Marc Ballandras, directeur général de Poitou-Charentes Energies Renouvelables, et Sébastien Bardet (Grand Poitiers).

Florence Jardin, vice-présidente de Grand Poitiers, Guillaume Girard, Marc Ballandras, directeur général de Poitou-Charentes Energies Renouvelables, et Sébastien Bardet (Grand Poitiers).

Grand Poitiers installe actuellement 3.200 m 2 de panneaux photovoltaïques sur l’un des deux parkings de la foire-exposition. Et 1.800 m 2 à Saint-Eloi.

La consommation de 300 foyers

Poser des panneaux photovoltaïques sur l’un des deux parkings du parc des expositions : l’idée a été lancée par Grand Poitiers, propriétaire du terrain. Florence Jardin, vice-présidente et maire de Migné-Auxances : « La communauté urbaine milite pour réduire la consommation énergétique et améliorer la qualité environnementale. En même temps, nous souhaitons développer la production d’énergies renouvelables. Les sites comme celui du parc des expositions nous semblent tout à fait appropriés à l’installation d’ombrières. » Car les panneaux en cours d’installation auront un double usage : produire de l’électricité et protéger les voitures contre la pluie et le soleil.
Dans le quartier de Touffenet, le Crédit Agricole a été précurseur. Grand Poitiers a sollicité l’entreprise Poitou-Charentes Energies Renouvelables qui a répondu aux appels d’offres nationaux de la commission de régulation de l’énergie au titre de l’année 2016. Celle-ci a présenté trois projets, dont deux sur la partie inférieure du parking du parc des expositions. L’autre étant engagé sur le parking de la salle omnisports Jean-Pierre Garnier (Saint-Eloi). 3.200 m2pour le parc des expositions ; 1.800 pour Saint-Eloi. Au total, 5.000 m2 d’ombrières au-dessus de 400 places de parking. L’ensemble des installations produira 840.000 kWh par an (une moyenne qui est fonction de l’ensoleillement) soit l’équivalent de la consommation de 300 foyers (*). Marc Ballandras, directeur général de Poitou-Charentes Energies Renouvelables : « Nous intervenons comme maître d’ouvrage. Nous assurons le financement – l’investissement s’élève à 1.250.000 € – et l’exploitation dans le cadre d’un bail sur trente ans, à l’issue duquel Grand Poitiers deviendra propriétaire. »
Le prix de vente du courant à Enedis sera de 13 centimes le kwh. Sur ce prix, Poitou-Charentes Energies Renouvelables devra couvrir ses charges (remboursement de l’emprunt nécessité par l’investissement, entretien, taxes foncières, assurances, frais de télésurveillance) et dégager un bénéfice.
Hautes de 3,40 m à 6,50 m, les charpentes ont une surface qui peut atteindre 750 m2 pour la plus grande.

(*) Sur la base de 2.700 kWh par an par foyer, hors chauffage et eau chaude sanitaire.

à suivre

D’autres projets dans l’agglomération

> Une ombrière de 700 m2 produisant 100.000 kWh par an (la consommation de 40 foyers) a été installée sur un parking d’une annexe de l’université des sports.
> Une autre ombrière sera construite en septembre sur le parking du stade de Migné-Auxances.
> Les opérateurs indiquent avoir travaillé à l’insertion des ombrières dans l’environnement et attendent les réactions de la population pour étendre les installations sur l’autre partie du parking du parc des expositions.
> L’entreprise Poitou-Charentes Energies Renouvelables existe depuis 2008. C’est une société coopérative dont les principaux actionnaires sont la Caisse d’épargne, la Caisse de dépôts, le Crédit mutuel, le Crédit agricole, la région Nouvelle-Aquitaine, le réseau des éco-industries… Son siège est au 58, rue de la Marne à Poitiers.
> Les parkings des centres commerciaux se prêteraient à de nouveaux projets.

Jean-Jacques Boissonneau

De l’ombre pour les voitures en produisant de l’électricité (article Centre Presse)

La société Poitou-Charentes Énergies Renouvelables conduit deux projets d’ombrières photovoltaïques sur des parkings publics de Poitiers: aux Arènes et à Saint-Éloi.
Vincent Béguier, ingénieur, et Marc Ballandras, directeur de PCER, devant une maquette d'ombrière photovoltaïque.

Aurélien Béguier, ingénieur, et Marc Ballandras, directeur de PCER, devant une maquette d’ombrière photovoltaïque.

La ville de Poitiers et l’agglomération de Grand Poitiers ont signé des conventions d’occupation temporaire pour deux parkings publics, devant le parc des expositions et derrière le gymnase Jean-Pierre-Garnier (où se jouent les matches du Poitiers Basket 86), au bénéfice de la société Poitou-Charentes Énergies Renouvelables (PCER) qui compte y installer des ombrières photovoltaïques. Si les projets de PCER sont sélectionnés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans les prochains mois, les deux parkings pourraient accueillir ces équipements d’ici 18 mois. « Il faut compter le temps de monter le dossier, de le faire passer en commission, puis de construire les ombrières », explique Marc Ballandras, directeur général de PCER.

Cinq ombrières qui pourront abriter 328 véhicules

Au parc des expos, le projet prévoit la construction de quatre ombrières de 816 m portant des modules photovoltaïques, chacune abritant 54 véhicules, et chacune dans la limite d’une production de 125 kilowatts. A Saint-Éloi, il s’agirait de trois ombrières: deux de 720 m² (48 véhicules) et une de 264 m² (16 véhicules), dans la limite d’une production totale de 250 kilowatts.
Le financement du projet est porté par l’entreprise. « C’est nous qui assurons l’investissement, la construction, les assurances et l’exploitation des ouvrages, confirme Marc Ballandras. Quand la structure est en ordre de marche, l’électricité produite est ensuite exportée sur le réseau. Nous sommes des producteurs d’énergie, mais à notre petit niveau. On ne va pas remplacer la production de la centrale de Civaux, mais on offre une alternative vers la transition énergétique. »
Les deux collectivités, ville et agglomération, percevront quant à elles uniquement une redevance annuelle (500€ chacune) pour l’occupation des parkings. « En revanche, elles profitent des retombées en terme d’image, et en terme de confort pour les usagers de ces parkings, ajoute Marc Ballandras. Pour une collectivité qui s’inscrit dans un objectif de territoire à énergie positive, il s’agit d’une action concrète qu’elle peut valoriser. »

Angoulême: la centrale hydroélectrique refait surface au Nil (article Charente Libre)

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1,5 million d’euros, c’est le coût estimé de la future centrale hydroélectrique sur le site du Nil à Angoulême. Le dossier est en fin d’instruction. Objectif: alimenter en électricité l’équivalent de 300 foyers.

La centrale hydroélectrique fonctionnerait avec trois visses d’Archimède placées dans les ouvrages encore existants en aval du Musée du Papier.
La centrale hydroélectrique fonctionnerait avec trois visses d’Archimède placées dans les ouvrages encore existants en aval du Musée du Papier.. PHOTO/Photo Renaud Joubert

Verra-t-on un jour l’usine du Nil éclairer 300 foyers de Saint-Cybard tout en permettant aux anguilles de remonter la Charente C’est fort possible, selon l’étude réalisée par Poitou-Charentes Energies Renouvelables (PCER), la coopérative d’intérêt collectif née en 2008 à l’initiative de la Région. Le projet a été évoqué dès 2012, a pris du retard à l’allumage, mais est aujourd’hui en fin d’instruction à la Direction départementale du territoire et devrait changer à la marge la physionomie du fleuve au cœur de la ville d’ici deux ans. A quoi ça ressemble?

«Techniquement, si on se limite au débit maximal de 15m3 par seconde, l’aménagement est assez simple sur ces très basses chutes», souligne Guillaume Girard, le directeur technique de PCER.

Une production
de 925.000 kWh par an

En aval du Musée du Papier, à l’angle de l’Eesi (Ecole européenne supérieure de l’image), la coopérative installerait trois visses d’Archimède –pour faire descendre l’eau– dans des emplacements existants. «C’est un avantage du site. L’ancien équipement a été démonté, mais on peut réutiliser le génie civil.» Puissance maximale de l’installation: 163 kilowatts, pour une production de 925.000kWh par an, «soit la consommation électrique de 300 foyers de quatre personnes, hors chauffage».

1,5 million d’euros, c’est l’estimation du coût du projet, un chiffre à affiner. «On fait les investissements et on se rémunère sur la vente de l’électricité à EDF sur la base d’un contrat de 20 ans», précise Marc Ballandras, le directeur général de PCER, qui compte aujourd’hui une quinzaine de centrales en fonctionnement, surtout solaires, dans la Région, dont une seule hydroélectrique, à Confolens.

Sur le site du Nil, 50 % de l’investissement est lié aux aménagements de la continuité écologique. «En gros, les poissons comme les anguilles, lauzes ou lamproies doivent pouvoir descendre, mais aussi remonter le fleuve», détaille Guillaume Girard. Grâce à la création d’ouvrages ou à la mise en conformité des ouvrages existants.

Un radier à la place
du pont effondré

Seul le seuil du Nil, qui fait la liaison avec l’île Marquet, est aujourd’hui conforme. En aval du Musée du Papier, à côté des visses d’Archimède, il faudra en revanche construire une passe à poisson bétonnée avec des paliers de 30cm permettant aux poissons de remonter la chute d’eau, haute de 1,70m.

Plus loin, au niveau du seuil du Crevant, entre l’île Marquet et celle de Bourgines, l’aménagement est plus simple: un enrochement, avec des gros cailloux servant de zones de repos pour les poissons.

C’est le troisième ouvrage qui est sans doute le plus attendu, car il mettra fin à la déconfiture du pont effondré au-dessus du bras de Fontchaudière, fermé depuis plusieurs années à la circulation piétonne.

Historiquement, le barrage de Fontchaudière était plus haut, au-delà du pont Saint-Antoine. «Le pont effondré l’a en quelque sorte remplacé en servant de retenue: si la ville enlève le pont, toute l’eau passera par le bras de Fontchaudière!», s’exclame Guillaume Girard.

C’est donc là qu’un radier submergé serait construit. «Un aménagement en forme de goulot d’étrangement qui laissera passer le même débit qu’aujourd’hui en maintenant l’activité de canoë-kayak.» Le chantier devra attendre la fin de l’instruction par les services de l’Etat, mais aussi celle de la reproduction de la faune et de la flore.
«Le temps des travaux en dépend, comme d’ailleurs du niveau d’eau», précise Marc Ballandras, qui espère entrer dans le concret en 2017.

Source : http://www.charentelibre.fr/2015/11/09/angouleme-la-centrale-hydroelectrique-refait-surface-au-nil,2026185.php

Chantier de Puygrenier : article de la Charente Libre

Confolens : passes à poissons et à canoës en construction sur la Vienne

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Conformément aux engagements de continuité écologique que nous avons pris lors de l’acquisition du moulin hydroélectrique de Puygrenier nous venons de lancer sur la rive droite de la Vienne le chantier d’aménagement de deux passes, l’une pour poissons et à côté une passe à embarcation non motorisée type canoë. Guillaume Girard directeur technique de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) Poitou-Charentes Energies Renouvelables (PCER) était mardi sur le premier chantier situé en contrebas du square Jules Halgand en compagnie de Jean-Noël Dupré, maire de Confolens.

Ce chantier a été confié à l’entreprise Trarieux de Manot. Les travaux ont débuté la semaine dernière et devraient, en fonction des conditions météo, s’achever fin novembre. Actuellement l’entreprise manotaise procède à la pose d’un batardeau qui va permettre de retenir les eaux de la Vienne avant de réaliser des deux passes, à canoë et à poissons avec côté Goire la pose d’un substrat pour la remontée d’anguilles. La berge, côté square, sera enrochée et paysagée pour se fondre dans le paysage. C’est un soin tout particulier qui est apporté à cet aménagement qui doit tenir compte de l’architecture de la ville comme préconisé par les Architectes des Bâtiments de France.

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Jean-Noël Dupré ne cache sa satisfaction de voir ses aménagements et notamment  la passe à embarcations non motorisées. La municipalité travaille actuellement avec le Comité départemental de canoë-kayak pour développer à l’été prochain l’activité nautique depuis le site des Roches bleues à Confolens en direction de Saint-Germain-de-Confolens. 

Sur la rive gauche, des travaux feront l’objet d’une deuxième tranche prévue à l’automne 2016 avec la réalisation d’une autre passe à poissons au pied de la centrale de Puygrenier. PCER envisage également des travaux de toiture sur la centrale ainsi que des aménagements extérieurs. La centrale de Puygrenier (*) d’une puissance électrique de 143 kW, est équipée de turbines datant du XIXème siècle que nous avons remis en état. Elle produit en moyenne 930.000 kWh/an, ce qui représente la consommation annuelle domestique de 344 foyers de 4 personnes explique Guillaume Girard rappelant que PCER a été créée en avril 2008 à l’initiative de la Région Poitou-Charentes, EDF et la Caisse des Dépôts et Consignations puis elle a été rejointe par la suite par d’autres partenaires.

Avec la centrale photovoltaïque de la Pelletière à Confolens qui produit 260.000 kWh/an, PCER produit 1.190 000 kWh/an sur le territoire de Confolens, ce qui représente la consommation annuelle domestique de 440 foyers de 4 personnes soit environ 70% de la consommation d’électricité domestique (hors chauffage) moyenne de ce territoire précise le directeur technique de PCER.

Encadré. Puygrenier fut tour à tour, sous différents propriétaires : moulin à blé, usine à papier de paille de seigle, etc. En 1970, une partie des bâtiments est vendue à la commune de Confolens qui y aménagera une salle de spectacle et divers locaux abritant des activités artistiques et sportives. Le bâtiment côté Vienne revendu à des particuliers deviendra en 1978 une micro-centrale.

Source : Charente Libre

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La SCIC PCER citée dans le magazine Participer

CouvpageLes Scic ont trouvé leur place dans l’arsenal économique des collectivités locales. Les territoires ont compris l’intérêt de cet outil qui associe de nombreuses parties prenantes, dans des objectifs de développement économique, de maintien d’activités, de création de filières nouvelles ou d’appui à des zones en rénovation.

Lire le dossier

De l’électricité dans l’air au Nil – article Charente Libre

L‘électricité va-t-elle de nouveau jaillir à Saint-Cybard ? Une étude est en cours pour rééquiper le site du Musée du Papier – et de l’Eesi (Ecole européenne supérieure de l’image) – et exploiter la force motrice du fleuve qui coule dessous. Si l’étude aboutit, les travaux pourraient démarrer cet été.

Un retour aux sources, en quelque sorte, pour un ancien moulin, équipé dès 1810 d’une roue à aubes toujours visible au musée, et qui évolua au fil des techniques alors que papeteries et brasseries fleurissaient. La dernière centrale remonte à la municipalité Boucheron, mais a fait long feu. Elle a été démantelée en 1986.

L’opération est conduite par Poitou-Charentes Energies Renouvelables (PCER), une coopérative d’intérêt collectif née en 2008 à l’initiative de la Région (1). La société a déjà implanté cinq centrales solaires. A Angoulême, elle espère se diversifier avec ce premier projet hydroélectrique.

Quand PCER a proposé à la Ville d’Angoulême de réexploiter les eaux du Nil, cette dernière a dit banco, et le conseil municipal a voté le protocole d’accord le 11 décembre. Depuis, les techniciens planchent dans les profondeurs du Musée du Papier que le fleuve traverse avec vigueur, pour le plus grand plaisir des visiteurs, mais sans rien produire.

«C’est un projet de belle envergure mais il faut encore rester prudent, prévient Marc Ballandras, chargé de développement à PCER, qui pilote ce dossier. Le site possède un vrai potentiel hydroélectrique, unique dans la région, mais il est très sensible.» Et le technicien d’évoquer les contraintes de la loi sur l’eau que le projet devra franchir avant que jaillisse la lumière. «Technologiquement, ça n’a rien de novateur, mais c’est un parcours du combattant. Peu de privés oseraient s’y aventurer.»

Sans impact sur le site

Si l’aménagement est jugé réalisable, la coopérative commencera par rénover les trois mini-barrages chargés de maintenir le niveau d’eau. Ensuite, il faudra installer les turbines dans le sous-sol: «Ce sera quasiment invisible et sans impact sur le site, rassure Marc Ballandras. Nous les installerons dans les emplacements historiques.»

Alors que les collectivités restaurent à petits pas le patrimoine de l’ancien quartier industriel devenu le pôle image, comme en témoigne l’impressionnant chantier voisin du futur campus étudiant, c’est une autre forme de patrimoine, celui de l’énergie tirée d’un fleuve, qui va peut-être renaître. «C’est le seul endroit ou on peut le faire à Angoulême, comme par le passé. Ce serait une très belle réalisation», poursuit Marc Ballandras, qui a feuilleté l’album du quartier pour s’en imprégner, et a retrouvé aux archives les différentes technologies déployées au fil du temps.

Comme pour les centrales solaires, l’énergie du Nil sera directement revendue à EDF avec un taux bonifié pendant vingt ans. Le fournisseur, partenaire de la société, s’en servira pour alimenter équipements et habitations voisines. Au bout de vingt ans, une fois la centrale amortie, la Ville récupérera le tout.

(1) Basée à Poitiers, la coopérative Poitou-Charentes Energies Renouvelables (PCER) emploie quatre personnes. EDF et la Caisse des Dépôts et Consignation participent au capital, ainsi que la Caisse d’Epargne, le Crédit Mutuel, Dexia Crédit Local, le Pôle des Eco-Industries de Poitou-Charentes et la société Poitou-Charentes. Site: www.pcer.fr.

Le quatrième projet charentais

Depuis sa création en 2008, la coopérative Poitou-Charentes Energies Renouvelables a ouvert cinq centrales électriques, uniquement du photovoltaïque, dont trois en Charente. Début 2010, elle a mis en marche une centrale de 1.200 m2 sur le toit du complexe sportif des Montagnes à Champniers.

Production: 160.000 kWh/an. A la fin de cette même année, elle a inauguré une centrale identique de 1.000 m2 sur la toiture du lycée professionnel de Sillac à Angoulême. Production: 150.000 kWh/an. Selon l’Ademe, ces deux centrales permettent d’éviter le rejet de plus de 110 tonnes de CO2.

L’an dernier, une troisième centrale a été installée sur un bâtiment privé à Confolens, sur 1.800 m2. Les deux autres centrales se situent à Niort (lycée Guérin) et à La Rochelle (lycée Saint-Exupéry). La sixième, mais la première hydroélectrique, est à l’étude à Angoulême.

Charente Libre, Thierry Cordeboeuf